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Serge Jacques - Bad Movies

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Serge Jacques - Bad Movies
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de Serge Jacques

Chronique privée

Bad Movies

Série B... ou série bête ?
Pour un chef-d’oeuvre du cinéma, il faut compter en moyenne 4531 navets. Mais les vrais navets ont du goût, et il y a toujours en eux quelque chose qui les rachète. Ce quelque chose qui fait que nous nous souvenons encore d’Ed Wood et de son Plan 9 from outer space, ou de tous les frappadingues du studio Troma.
“Sans oublier James Whale”, ajoute Serge Jacques.
“Ah! Ce que j’ai pu éprouver en voyant ses Frankenstein! Ce que le monde entier a pu éprouver! Ce n’étaient pas de grands films - et ils restent mauvais même si on les juge avec les critères décadents d’aujourd’hui - mais ils s’apparentaient à de grands films dans le mesure où ils répondaient toujours à une attente: ils contenaient de grands moments. Remarquables et mémorables. Rappelez-vous par exemple  it’s alive ! au fond, cela rejoint l’essence même de mon métier, qui consiste à arracher des moments aux sables du temps.”

Serge Jacques - Bad MoviesSerge Jacques a grandi sur un fauteuil de cinéma . La légende  -l’une des légendes attachées à ce photographe - prétend qu’enfant,  il  allait plus souvent au cinéma qu’à l’école. Du coup, son disque dur mental regorge de moments cinématographiques marquants, qui n’ont cessé, depuis un demi-siècle, de l’influencer dans son travail.
“ Disons les choses comme elles sont, j’ai copié tous ces moments. Comment un homme d’images pourrait-il rester indifférent aux images?
Que ce soient celles de l’humble vie quotidienne ou celles des ombres jaillies sur un écran par la magie d’un John Ford ou d’un Sergio Leone.”

Serge Jacques fait ainsi partie de l’immense secte - elle compte au moins sept ou huit membres - des adorateurs de cet Edward D. Wood Jr.qui, pour mettre en scène son Plan 9 et se autres films, débarquait sur le plateau vêtu d’un pull angora ou d’une robe rose de baby doll.
“Tim Burton est lui aussi membre de la secte Ed Wood, au point qu’il a consacré l’un de ses films à la vie du personnage” ajoute Serge Jacques.
Ce dernier revient ensuite sur ses sources d’inspiration;
“Je suis toujours incapable de dire ce qui m’inspire exactement. Je ne saurais préciser à quel film, ou même à quel genre j’emprunte mes idées. Ce n’est que plusieurs semaines après l’avoir terminé que des références me reviennent à l’esprit. ”

“Je ne puis vous donner aucune autre explication sur ma carrière, ou sur ce que vous appelez mon style, si ce n’est que je vois le travail comme un plaisir. Je n’ai pas choisi de faire de la photographie pour souffrir. Quand je sens qu’un projet s’enlise, je n’insiste pas. Je paie mes modèles, je plaque tout pour aller une semaine en Californie et lorsque je reviens, je planche sur de nouvelles idées qui m’amusent, comme m’ont amusées celles qui ont engendrées ce portfolio.”

Serge Jacques se met à battre ses photographies comme il battrait des cartes , mais il ne garde pas longtemps le visage impassible d’un joueur de poker.

“Regardez, la fille aux papillons sort directement des années soixante. Elle pourrait être sur l’affiche d’un James Bond, d’un Flint ou d’un OSS 117.

La belle défunte sous le soleil rouge s’inspire à la fois de Samuel Fuller et de Kurosawa.

La fille du Grand Prix a pour référence Le Mans tourné par Steve McQueen,

Ma gardienne de prison est visiblement une cousine d’Ilsa, la louve SS, héroïne éponyme du film de Don Edmonds , et toutes ses femmes en cage qui peuplent les fims de l’Ed Wood espagnol, Jess Franco.

Serge Jacques - Bad MoviesSi maintenant vous jetez un coup d’oeil sur cette grosse dame portant une  perruque rouge et sur sa charmante poupée posée sur un coussin jaune, vous n’aurez pas de mal à deviner que ma référence est ici Fellini. Vous allez me dire que le Maestro n’a jamais fait de sa vie un film des séries B, et bien vous avez raison. A ceci près que même ses plus grands fims - même ses films  de série A+ - incluent des moments de série B  . Et aussi, pourrait-on dire , de séries BD...

La scène de confessionnnal doit autant à Claude Mulot, réalisateur du Sexe qui parle, qu’à Tinto Brass. Au fait, savez-vous que Fellini adorait les séries érotiques de Tinto ? Et qu’il lui a emprunté nombre de ses actrices.

La fille au cigare et les officiers nazis viennent directement des Damnés
de Luchino Visconti.

La Miss Bondage dans la voiture combine le Daydream du japonais Tetsuji Takechi - un film si mauvais qu’il l’a refait  sans pour autant améliorer quoi que ce soit! -
Et la dame dans l’auto avec  des lunettes et un fusil d’anatole Livak, d’après le“ roman de Sébastien Japrisot. Mais je reconnais qu’il manque les lunettes!
 
Frankenstein et sa fiancée saluent, bien entendu, la mémoire de James Whale, mais aussi celle de Terence Fisher, qui dans les années soixante, a continué sur la même lancée dans les studios Hammer de Bray.

Les deux minettes déguisées en joueur de football américain font écho au Mister Freedom de William Klein.

La blonde sur le lit pourpre entend résumer les fims de Hammer. N’entendez-vous pas Christopher Lee en train d’aiguiser ses incisives sur la terrasse?

Certains voudraient que le clown et sa maîtresse soeint empruntés à l’Ange bleu, mais ils se trompent. La véritable source - même si moi-même, je ne m’en suis pas rendu compte - c’est le terrifiant navet de Jaon Crawford intitulé Bersek!

Enfin, la très jolie morte gisant avec un fusil sur des feuilles - très new england - fait écho à l’oeuvre de Sir Alfred. Vous pouvez donner à ce portrait le titre que vous voudrez, mais moi personellement, je l’ai nommé "Mais qui a tué Hariette".

Tony CRAWLEY

 

Serge Jacques - Bad Movies 
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